


LA FIN DE SIECLE DU CINEMA AMERICAIN
(Editions de la Méduse, 2006)
Quel tableau dresser du cinéma américain actuel ?
Que dire des films qui ont vu le jour aux Etats-
Que
révèlent-
Quel impact ces films ont-
C’est essentiellement à ces questions que le livre s’efforce de répondre.
Tranchant
avec les approches purement esthétisantes privilégiées par la critique cinématographique
actuelle, La fin de siècle du cinéma américain propose un véritable diagnostic psychosociologique
de la modernité culturelle. La démarche consiste à étudier le lien entre l’évolution
du cinéma américain et l’évolution des mentalités américaines. La perspective d’ensemble
n’est donc pas d’inspiration formaliste : elle cherche au contraire à mettre en lumière
le sens des films, leur discours caché, et, par ce biais, à révéler les caractéristiques
culturelles et idéologiques qui dominent la postmodernité. L’ouvrage se livre ainsi
à un décryptage du cinéma hollywoodien s’appuyant sur une analyse de films aussi
bien auteuristes que destinés au grand public, et produits aux Etats-
Ce panorama du paysage cinématographique actuel s’adresse donc non seulement aux cinéphiles, mais aussi aux sociologues, ou tout simplement à ceux qui s’interrogent sur leur époque et qui considèrent le cinéma comme une fenêtre ouverte sur les sociétés.
Introduction :
En l'espace de vingt ans, depuis l'entrée en fonction de Ronald Reagan jusqu'à la
fin de la présidence Clinton, le cinéma américain a considérablement évolué, épousant
à sa manière le cours des mentalités du pays, mais aussi les façonnant et leur imprimant
ses formes. Miroir du monde autant que transformateur culturel, donc, il a réfléchi
et élaboré le passage global des Etats-
Face à ces élans de déstructuration, pourtant, les écrans américains dessinent parfois l'ébauche d'une résistance acharnée, minoritaire, sans doute, mais plus vivante que dans bien des pays : la recherche renouvelée du sens et la tentative de restaurer le lien entre les générations se dressent en quelque sorte contre la froideur et l'indifférence d'une société sans âme.
Il n'est pas question ici de fustiger l’impérialisme culturel, ni l’arrogance, de
« l’envahisseur anglo-
Les dates qui définissent les limites de la présente étude (1981-
A travers le cinéma, c'est cette période charnière de l'histoire américaine (et mondiale) que ce livre se propose d'étudier.
Sommaire de La fin de siècle du cinéma américain :
Introduction -
Chapitre I -
1 -
2 -
2.1. Idéalisation et dévalorisation de la vie de famille
2.2. Etude de cas : What Lies Beneath, 2000
3 -
Chapitre II -
1 -
1.1. Approche générale
1.2. Etude de cas : The Mask of Zorro, 1998
2 -
2.1. Approche générale
2.2. Etude de cas : Star Wars, 1977, 1980 et 1983
3 -
3.1. Approche générale
3.2. Etude de cas : Conan, the Barbarian, 1981
4 -
4.1. Approche générale
4.2. Etude de cas : The Matrix (Matrix), 1999
4.3. Etude de cas : Fight Club, 1999
Chapitre III -
1 -
2 -
Chapitre IV -
1 -
1.1. Amour, famille et réconfort : la comédie romantique
1.2. Le pathos de la faiblesse
1.3. Les extra-
2 -
2.1. Approche générale
2.2. Etude de cas : Carlito’s Way, 1993
2.3. Etude de cas : Twelve Monkeys, 1995
3 -
3.1. Approche générale
3.2. Etude de cas : Eyes Wide Shut, 1999
3.3. Etude de cas : Blade Runner, 1982
Chapitre V -
1 -
2 -
2.1. Approche générale
2.2. Etude de cas : Total Recall, 1990
3 -
Chapitre VI -
1 -
2 -
2.1. Le présentisme
2.2. Le hasard, le pastiche et la crise du sérieux
2.3. La méta-
Chapitre VII -
1 -
2 -
2.1. Approche générale
2.2. Etude de cas : Havana, 1990
2.3. Etude de cas : Crimes and Misdemeanors, 1989
3 -
3.1. Approche générale
3.2. Etude de cas : Excalibur, 1981
Conclusion – L’avenir du cinéma
Revue de presse :
« Abordant par le biais d’une analyse psycho-
Différenciant le cinéma des années 80 où se reflète la tendance dépressive teintée de mégalomanie de celui des années 90 dans lequel le regain de positivisme et d’euphorie accompagne le sentiment de toute puissance militaire et la reprise des marchés, Thibault. Isabel illustre son propos sur la base de nombreux films dont certains ont connu des succès planétaires (Star Wars, Matrix).
Au fil de la lecture, on se prend à désespérer du cinéma hollywoodien notamment quand
l’auteur, dans son analyse du postmodernisme, constate l’abandon du sens dans certains
films au profit du virtuel, à l’image d’une société qui aurait perdu tout repère
de valeurs proprement humaines.
Par le biais des outils de l’analyse psychanalytique
et de la pensée nietzschéenne, l’auteur n’a d’autre ambition que d’esquisser le principe
du renouement indispensable du cinéma à l’éthique morale pour enclencher un processus
de maturation psychologique du spectateur. Des films de réalisateurs majeurs tels
Sydney Pollack, Woody Allen, les scénarios de David Mamet expriment à quel point
le cinéma est aussi porteur de cette espérance.
Alors, quel avenir possible du cinéma américain ?
Tels que tracés par les films de ce IIIème millénaire, la permanence et le prolongement de la tendance précédente restent présentes, les images de synthèse enfermant les films dans une autarcie virtuelle donnant inconsciemment à penser au spectateur que rien n’existe en dehors des simulacres représentés.
Pour l’auteur, l’une des futures expressions « d’une véritable racine d’un courant
contre-
Sans se faire le prophète du cinéma américain des années futures, sans illusion non plus sur « la part d’influence des œuvres de la pensée », Thibault Isabel n’a d’autre ambition que de participer, à son niveau, à l’émergence de cette question actuelle sur le cinéma. Nul doute en tout cas qu’au fil de cet ouvrage il nous fait partager l’intelligence de son regard sur le phénomène historique et sociologique majeur qu’est le cinéma hollywoodien. »
http://www.fullorangeprod.com/larevueducinema/actualite/livres/findesieclecinemaamericain.html
« Après la brillante lecture critique de la modernité, offerte dans son premier livre: "Le Champ du possible", le jeune et talentueux théoricien Thibault Isabel nous offre une étonnante autant que passionnante "radioscopie" de la société Américaine, de ses angoisses et de ses euphories, par l'examen minutieux de son cinéma. Une lecture qui s'impose! »
http://emmanuelrousselet.blogspot.com/2006/08/la-
« Dans cet ouvrage bien mené, nihilisme, paranoïa, mégalomanie, dépression, violence
et perversions en tous genres apparaissent comme les traits caractéristiques de l'Amérique
coontemporaine et de son révélateur: le cinéma. L'auteur pointe et analyse une crise
de la représentation à l'oeuvre depuis le début des années 1980 à travers le prisme
d'un examen psychosociologique des Etats-
Critique d'Art. Revue critique et bibliographique. Automne 2006. Numéro 28
« La fin de siècle du cinéma américain est un ouvrage qui propose un diagnostic du
cinéma hollywoodien s’appuyant sur l’analyse de films auteuristes et grand public
qui ont vu jour aux Etats-
www.memoireducinema.com
« Miroir du monde, le cinéma américain a illustré le passage global des États-
www.labyrinthe.fr/site2/edition.asp?refer2=DIF117&cat=liv
Article en ligne :
Ce que les "blockbusters" hollywoodiens révèlent de la société américaine
« Loin d’être des productions cinématographiques neutres, les blockbusters américains sont souvent le reflet du malaise, ou, au contraire, de la confiance qu’éprouve la société américaine à un moment donné de son histoire. Décryptage.
Aux Etats-
Les forces de l’ordre y sont représentées comme corrompues ; les politiciens complotent
avec les consortiums industriels pour assurer leur profit individuel contre l’intérêt
des citoyens ; les journalistes cherchant à dévoiler les corruptions sont menacés.
Cette remise en cause du système, initialement marquée « à gauche », va paradoxalement,
accompagner la montée en puissance du discours ultra-
Le leader du parti Républicain va en effet exploiter le sentiment de méfiance paranoïaque de la population américaine. Il en appellera à une critique du « Big Government » et du « Big Business », au nom d’une Amérique bafouée qui devrait reprendre ses droits. Sur les écrans, apparaît alors une race de surhommes. Seuls contre un monde corrompu, ils ont pour mission de rétablir l’ordre, redoublant d’une certaine manière l’image que Reagan cherchait à se donner dans l’arène politique. Ce sera l’époque de Rambo (1982) ou de Robocop (1987), films dans lesquels le héros est incarné par un citoyen américain désabusé par les institutions et devant combattre un représentant corrompu.
Dans les années 1990, en revanche, les Etats-
Le paradoxe est que l’idéologie « humaniste » que peut véhiculer la solidarité entre les divers groupes culturels est ici le lieu d’expression d’un discours belliciste. Si l’Amérique doit s’unir, dans ce film, c’est pour anéantir un peuple étranger (alien), maléfique et menaçant la nation. Tous les films d’actions de la période ne seront pas aussi catégoriques mais bon nombre véhiculeront l’image d’une nation parfaitement soudée face à l’adversité, voire idéalisée, comme dans True Lies (1994) ou Le Pacificateur (1997).
Mais le début des années 2000 semble marquer un nouveau tournant. Le pays s’est une
nouvelle fois divisé autour de la première élection très contestée de George W. Bush,
mais aussi suite à la seconde intervention américaine en Irak. Certaines affaires
financières, comme le scandale Enron, ont également renouvelé le discrédit jeté sur
le monde du « Big Business ». Dès lors, les blockbusters reflètent dans leur majorité
cette inquiétude : c’est le grand retour du cinéma paranoïaque. Des films comme Fight
Club (1999), Matrix (1999), Minority Report (2001), X-
T. I., pour le Mensuel de l’Université.
http://www.lemensuel.net/Ce-

Commandez ce livre
de 539 pages
au prix exceptionnel de
12 euros
